Swapon, de la rue au bonheur.

Swapon, de la rue au bonheur.

Avec Coton vert (ma petite entreprise), je (Benjamin) soutiens l'association "Partenaires".

Cette ONG Franco-Bangladaise, vient en aide aux enfants des rues de Dacca (au Bangladesh), notamment en les hébergeant dans son foyer de "Maer Achol".

Swapon est l'un de ces enfants et je tenais à vous partager son émouvante histoire.

Sa vie dans la rue, ses 8 années au foyer, son présent radieux et ses rêves/objectifs : Swapon se confie !

 

Swapon, 9 ans (peu de temps après son arrivée au foyer).

 

Note : interview traduite de l'anglais au français. La langue maternelle de Swapon est le Bengali.

Swapon, peux-tu me raconter ton enfance, avant d'arriver au foyer ?

"Avant d'arriver au foyer, je vivais avec ma famille, Soudain mon père est décédé, après cela

ma famille était brisée, j'ai commencé à vivre dans la rue et à collecter des papiers et des bouteilles et à les vendre pour acheter de la nourriture et survivre.

C'est ce dont je me souviens de mon enfance.

La nuit, j'ai vécu quelque temps à la gare routière de Gabtolli, quelque temps sur Overbridge et parfois près des grands escaliers du centre commercial".

Comment es-tu arrivé au foyer ? Quand et à quel âge ?

Comment ?

"C'était le matin, je dormais dans le bus Gabtolli terminal, je dormais avec mon sac poubelle. Soudain, un homme bien habillé m'a réveillé de mon sommeil profond. Son nom était Farhad.

Il m'a demandé nom, et a pris des informations sur moi.

Après ça il m'a dit qu'il venait d'un foyer ("Maer Achol Shelter"), qui travaille pour les enfants des rues, qui donne aux enfants de la rue de la nourriture gratuite, un abri et une bonne éducation.

Il m'a présenté l'un des garçons de la rue comme moi, qui vivait au foyer.

Le garçon a aussi dit que c'était un bon endroit et m'a rassuré.

Ca m'a convaincu d'aller visiter le foyer avec cet agent de terrain, aussi pour la nourriture gratuite trois fois dans la journée.

Et parce que ça devenait trop difficile de vivre dans la rue.

A la gare et au centre commercial, il y a avait parfois des gardiens de nuit. Ils ne me laissaient pasdormir ici et me frappaient parfois".

Quand et à quel âge ?

"Je suis arrivée au foyer en 2007. J'avais 8 ans".

Comment s'est passée ton intégration au foyer ? Des difficultés ? Émotions? (Dis-moi tout 🙂)

"C'était un endroit vraiment génial, 100% meilleur que la vie que j'ai passée dans la rue. Je me suis senti tellement en sécurité.

Plus besoin de penser trois fois à la nourriture, aux vêtements, aux sports et à dormir la nuit... Plus besoin de se battre pour dormir quelque part, parce qu'on ne venait pas du même endroit (ça m'est arrivé malheureusement). Tout cela était fini...".

Des difficultés ?

"Pour autant que je me souvienne, je ne ressens aucune difficulté dans le foyer.

Tout le staff était très sympathique.

Ceci dit, il y a eu des difficultés avec les voisins du foyer.

Au début, ils ne nous ont pas acceptés normalement.

Parfois ils nous insultaient et nous rappelaient que nous étions orphelins. C'était très mal vu...".

Des émotions ?

"Surtout après avoir quitté le foyer, il m'a beaucoup manqué. Comme les femmes et les hommes (del'équipe), qui ont pris soin de moi comme de leur propre enfant.

Mes amis du foyer m'ont aussi aussi beaucoup manqué bien sûr.

Mais je revois beaucoup de mes anciens camarades".

 

Swapon (en haut au centre) lors d'une sortie avec les bénévoles français de l'asso', la prés. Bangla' et des anciens du foyer 👍.

 



Qu'est-ce que le foyer t'a apporté dans ta vie ? Quel souvenir gardes-tu de ces années ?

"Le foyer m'a apporté beaucoup de choses dans ma vie. Il a changé ma vie.

Il fut un temps je vivais dans la rue, il n'y avait aucun espoir : que serai-je devenu et serai-je ? Le foyer m'a apporté une sécurité et l'espoir de devenir quelqu'un dans cette société.

Une vie qui vaut la peine d'être vécue.

Il fut un temps, j'étais un garçon de la rue qui ramassait les plastiques et les papiers des décharges/poubelles pour les vendre et gagner de l'argent pour me nourrir.

Maintenant, je travaille pour une entreprise de technologie, en tant que développeur de jeux vidéos et je gagne de l'argent avec ma propre identité. Je vis aussi dans ma propre maison.

Je peux maintenant aider ma famille pauvre aussi.

Maintenant ma famille a une belle maison et ne se bat plus pour manger, et je peux aussi assumer mes frais universitaires.

Maer Achol m'a offert une nouvelle vie, un nouvel espoir, un nouvel avenir".

Quand as-tu quitté le foyer et pourquoi ?

"J'ai quitté le foyer en 2015 car j'ai trouvé un chouette travail avec un bon salaire.

Et j'ai senti que le foyer m'avait assez poussé et que j'avais confiance pour voler de mes propres ailes.

Les éductateurs-trices du foyer ont aussi pensé que c'était le bon moment pour partir et continuer mapropre vie".

L'équipe du foyer continue-t-elle à t'aider, depuis ton départ ?

"Oui ! Ils se tiennent au courant de mes études, de mon travail et de l'endroit je vis.

Ils viennent me voir, chez moi et sur mon lieu de travail.

On garde un contact régulier".

Quelle est ta situation/vie aujourd'hui ? (âge, travail, perso', tout ce que tu veux me dire 🙂)

"J'ai 23 ans maintenant,

Je travaille depuis 2016, pour une entreprise (TechnoMagic Pvt. Ltd. ) en tant que développeur de jeux vidéos.

Je crée des jeux pour les plateformes Android, iOS et PC en utilisant Unity3d, Unreal, Cocos2D et Corona. Moteurs de jeux 2D. Je connais cinq langages informatiques C#, C++, JavaScript, Swift et code Lean.

En plus de cela, je maîtrise le développement web, la conception (Adobe Photoshop & et Adobe Illustrator), la confection textile (coupe et confection de vêtements pour femmes) et je me débrouille au foot 😉.

Sur le plan personnel, je suis marié, je vis avec ma femme et ma famille et nous sommes très heureux. Récemment, elle a terminé ses études de diplôme en technologie informatique et j'ai terminé mon HSC (Higher Education Certificat) et été admis dans une université (Université européenne du Bangladesh) pour valider un BA en anglais (4 ans d'étude)".

Penses-tu que tu aurais pu y arriver sans l'aide de l'asso' "Partenaires" ?

"Non ! Sans l'aide de "Partenaires", je n'aurais pu atteindre ces succès dans ma vie".

Comment vois-tu ton avenir aujourd'hui ? As-tu des objectifs particuliers ?

"Actuellement, je suis heureux de travailler en tant que développeur de jeux vidéos. Mais d'ici 2 ou4 ans, j'aimerais travailler à l'étranger pour progresser, effectuer de nouvelles expériences et gagner de l'argent.

Après ce passage à l'étranger, mon objectif est d'ouvrir une entreprise de technologie dans mon pays et de soutenir le foyer Maer Achol.

Et à la fin de ma vie, j'aimerais devenir Président de l'association Partenaires.

Christian Raymond (le président actuel) est l'une de mes idoles".

As-tu un message pour les jeunes Bangladais-e-s vivant dans la rue ?

Et aux jeunes du foyer ?

"Mon message aux enfants des rues c'est que le foyer de Maer Achol est l'endroit il faut être pour obtenir un avenir radieux. Pour changer votre vie.

Aux jeunes du foyer : ne quittez jamais cet endroit (sauf quand vous êtes prêt-e-s à prendre votre Independence, comme je l'étais).

Apprenez autant que vous pouvez apprendre, partagez toujours vos rêves avec l'équipe du foyer".

Et enfin, un message à l'équipe "Partenaires" et aux différent-e-s donateurs-trices ?

"Grand respect et une éternelle reconnaissance, du plus profond de mon cœur à l'équipe "Partenaires" et aux donateurs.

Grâce à eux, j'ai un bel avenir, une famille et une identité.

Merci pour leur travail acharné et la contribution des donateurs.

Mes amis et moi avons trouver une belle vie.

Si "Partenaires" n'avait pas été là, Dieu sait ce qui nous serait arriver...".

Voilà ! Vous en savez désormais plus sur la vie de Swapon, un exemple de réussite pour tous les gamin-e-s des rues du Bangladesh et d'ailleurs 🙂.

Lui a eu la chance d'être aidé/accompagné, mais sachez que la plupart ne s'en sortent pas.

Ils ont besoin de nous !

👉 De notre côté (avec Coton vert), on continuera à soutenir l'association Partenaires, en leur reversant 1€ sur chaque article vendu (environ 8% de nos bénéfices).

Plus d'infos sur notre projet solidaire par ici et découvrez nos vêtements basiques, bio découvrez nos vêtements basiques, bio découvrez nos vêtements basiques, bio découvrez nos vêtements basiques, bio découvrez nos vêtements basiques, bio 🌱 (et donc solidaires) par ici.

👉 Vous pouvez aussi donner directement à l'association "Partenaires", par ici.

On n'a pas toutes et tous les moyens de donner, mais sachez que même 1€, 5€, 10€, c'est déjà largement mieux que rien !

Et vous pouvez aussi vous engager en devenant bénévole, en parlant de l'asso' autour de vous...

#solidaires

👉 MERCI à Swapon pour sa disponibilité et sa sincérité, MERCI à "Partenaires" pour son travail colossal et dévouement aux enfants des rues de Dacca et enfin MERCI à toutes les asso' mais aussi aux citoyen-nes, qui se bougent pour un monde plus juste et solidaire 🤝 !

Benjamin, gérant de Coton vert et heureux d'agir à mon échelle (avec l'aide de mes client-e-s) pour une cause qui me prend au cœur 💚.

👉 Une réaction ? Une question ?

A vous de jouer dans les commentaires ! 👇👇

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